EDF souhaite accroître ses investissements dans les énergies renouvelables solaires et éoliennes pour profiter de la croissance monumentale que vont offrir les années à venir. Or, la grande majorité de ses capacités d’investissements sont aujourd’hui captées par la modernisation de son parc nucléaire.

Ce que prévoit le projet Hercule

Pour les investisseurs privés qui sont très réticents à soutenir le nucléaire à l’avenir incertain, le groupe est peu attractif. En scindant ses activités dans différentes entités, EDF espère se rendre plus attractif aux yeux des investisseurs privés et ainsi financer sa croissance.

Le projet Hercule prévoit donc la séparation de ses activités en plusieurs entités distinctes :

  • EDF « Bleu » comprendrait l’ensemble des activités nucléaires ainsi que le gestionnaire de réseau du transport d’électricité (RTE) et serait détenue à 100 % par l’Etat. ;
  • EDF « Vert » regrouperait le réseau de distribution Enedis, la vente d’électricité au consommateur, et les énergies renouvelables. Elle serait contrôlée par l’Etat et ouverte aux capitaux privés ;
  • EDF « Azur », qui regroupe ses activités hydrauliques, comprenant notamment les barrages.

Les syndicats d’énergie - dont TE38 – fédérés au sein de la FNCCR se mobilisent face au projet

Dans un contexte où la distribution d’électricité n’a jamais été aussi déterminante pour assurer la pleine relance économique et s’engager collectivement dans la transition énergétique, les syndicats d’énergie se mobilisent face au projet. Leur fédération nationale, la FNCCR « déplore l’absence totale d’information des territoires, et a fortiori de concertation avec eux, en premier lieu avec les autorités organisatrices de la distribution d’électricité, pourtant propriétaires des réseaux ».