Les énergies se classent toutes – hormis le nucléaire – en deux catégories : les énergies fossiles, qui ne peuvent être reconstituées qu’à l’échelle des temps géologiques et les énergies renouvelables dont la nature renouvelle en permanence les sources.

Énergies fossiles : des ressources épuisables

On appelle « énergie fossile » l’énergie produite par la combustion du pétrole, du charbon, ou du gaz naturel. Ces combustibles sont issus de la transformation de matières organiques enfouies dans le sol pendant des millions d’années (d’où le terme « fossiles ») et sont riches en carbone et en hydrogène. Ce sont des énergies non renouvelables puisqu’une fois utilisées, elles ne peuvent être reconstituées qu’à l’échelle des temps géologiques. Par exemple, le pétrole est issu de la dégradation sous terre d’éléments naturels (déchets végétaux et animaux) sous certaines conditions (pression et température) et… en quelques millions d’années.

Les énergies fossiles sont aujourd’hui indispensables pour assurer la production d’électricité, les transports, le fonctionnement des usines, le chauffage, etc. ; mais elles sont la cause principale des émissions de CO2 et leurs réserves, même si elles sont encore vastes, ne sont pas inépuisables, contrairement aux énergies renouvelables.

Énergies renouvelables : à partir de quand ?

Pour qu’une énergie soit qualifiée de renouvelable, elle doit :

– Pouvoir se produire sur une échelle de temps humaine (Par exemple un arbre, selon son essence, peut pousser, grandir et être coupé en moins de 50 ans) ;

– Être en permanence accessible (Par exemple, le vent soufflera toujours, le soleil brillera encore quelques millions d’années…).

Le caractère renouvelable de ces énergies, leur faible émission de gaz à effet de serre, de déchets et de rejets sont des avantages. Mais leur pouvoir énergétique est beaucoup plus faible que celui des énergies non renouvelables fortement concentrées. Elles peuvent être – dans le cas de l’éolien et du solaire – « périodiques » et difficilement stockables car immédiatement transformées en électricité, nécessitant alors l’apport ponctuel d’autres énergies. Leur mise en œuvre suppose aussi des investissements lourds et des endroits spécifiques (l’énergie hydraulique nécessite par exemple du dénivelé pour utiliser la force de l’eau), même si avec le temps elles deviennent de plus en plus compétitives face aux énergies fossiles.

Baromètre des énergies en Isère